{Chroniques américaines #1} Retour de France

En ces temps agités et pré-électoraux, j’ai décidé de vous compter presque au jour le jour, ce qui se passe autour de moi. Une façon de vous faire rentrer un peu plus dans la société et la culture américaine vue par les yeux d’une française. Voici mes Chroniques Américaines !

Retour de France – Survol du Pays – Emotions à gérer

Nous étions le 19 juillet, nous devions repartir de France. Le séjour aura été court pour moi, cette année encore (14 jours), de quoi aller de Genève à Genève en passant par le Briançonnais, la Côte d’Azur et un passage express à Lausanne. Que d’émotions encore, quand on reprend la route pour se diriger vers l’aéroport et reprendre l’avion.

On se demande toujours pourquoi, on repart, si ce n’est parce-que notre maison et notre vie sont ici aux US et que nous l’avons choisi. Malgré tout, notre coeur est toujours là-bas, dans ces montagnes qui ont bercé notre enfance et toutes nos vacances, avec les amis qui nous connaissent tant et la famille, surtout la famille, qui nous voit aussi repartir les larmes aux yeux nous disant que nous ne restons jamais assez longtemps. Nous repartons avec notre culpabilité, nos chagrins vers ce qui fait notre vie désormais. Ces départs sont lourds, lourds à gérer, lourds à partager.

Moi, j’essaye de piquer des photos, comme pour garder un peu plus en mémoire, ces paysages que j’aime tant. Notre vol qui partait de Genève, a survolé la France du nord au sud : au départ, ce fut le Mont Blanc, puis j’ai piqué un somme, le temps d’ouvrir un oeil et nous étions au dessus de Paris, puis de la Normandie. Quel beau cadeau je venais de recevoir pour cet au revoir.

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Le Wellcome des voisins

Et quelques jours après notre retour, nos voisins avec qui nous n’avons échangé que 3 mots depuis leur arrivée l’an dernier, nous ont amené une bouteille pour nous montrer leur compassion vis à vis de l’attentat de Nice. J’en ai vraiment été touchée. Je me suis cependant interrogée sur le choix de la bouteille : un cru spéciale de la victoire des Royals (équipe de Baseball de Kansas City) en octobre dernier. Quelle était la signification de cette bouteille ? Un truc qu’ils n’osent pas boire, ou une symbolique sur ce que la Victoire à impliqué ? (je vous rappelle pour célébrer la victoire des Royals au championnat du monde de Base Ball, la région entière avait eu droit à un jour de congés et 800 000 personnes avaient été recensé à la manifestation monstre qui avait suivi … sans un incident : relire : La parade des Royals

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Les conventions Républicaine et Démocrate

A peine, nous revenions, que nous étions propulsés dans le chaos de la Convention Républicaine de Cleveland en Ohio. Une vision de cauchemar décrite par tous ces politiciens et autres consorts. Le discours de la future possible première dame sortait un peu de l’ordinaire, normal ! il venait de Michele Obama. J’ai suivi cette vision d’apocalypse à travers le prisme des humoristes américains. A côté de cela, feu le Petit Journal peut aller se rhabiller. Stephen Colbert, Trevor Noah, Bill Mayer et John Oliver ont décrypté sans concession le chaos créé par Donald Trump : la division, l’exploitation de la peur et le mensonge.

Avant

et après

Certains restent fidèles à certaines valeurs et c’est le Washington Post, journal républicain par tradition qui a fait la meilleure critique de Trump dans un édito.

Cette semaine, c’est au tour des démocrates. Coup de tonnerre le jour de l’ouverture avec la diffusion d’emails hackés du parti démocrate montrant son favoritisme pour l’un des candidats. A qui profite le crime ?

Bref, les humoristes sur le coup sont moins bons :  j’écoute en vrai les discours des participants. J’ai été émue en écoutant celui de Bernie, vibré en entendant celui du VP, Jos Biden, très émue en regardant Michele Obama, puis j’ai enfin trouvé le temps d’écouter Obama. J’ai aimé l’optimisme qui se dégageait de ces discours. Dans ma to-do list, écouter le futur-VP et surtout celui de Hillary.

PS : les conventions sont les rendez-vous des parties qui sont là pour nominer leur candidat.

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Concert de Duran Duran – Nile Rodgers

Dimanche soir, nous sommes allés au concert de Duran Duran. Le show m’a fait replonger sans conviction vers mes années de lycée. Le concerta avait lieu dans un immense théâtre en plein air. L’endroit était cependant très plaisant et même si nous avons vu au loin des éclairs menaçants toute la soirée, celui qui a sauvé le show était un inconnu de moi, mais pas si inconnu : Nile Rodgers en première partie : cela ne vous dit rien ??

Et Let’s Dance, Notorious, et Get lucky .. et oui en personne, le compositeur de ces chansons à succès, lui-même qui interprétait ses succès. Le clou de la soirée a été quand il a ému tout le théâtre en expliquant quand, il y a 5 ans, son médecin lui a déclaré qu’il avait un cancer extrêmement agressif et qu’il n’en avait que pour quelques mois. Ce soir-là, en rentrant chez lui, il a pleuré. Il était sur la plage et il y a eu ce “French Guy” qui l’a appelé pour lui demander une chanson.. ce gars s’appelait Daft Punk … la suite, vous la connaissez ? un succès planétaire : Get lucky. 5 ans après, il a été déclaré, cancer free : la foule en pleurait et c’est ainsi qu’il a entonné avec sa chanteuse le fameux tube. Il est revenu ensuite quand les Duran Duran avait pris la scène chanter avec eux, cet autre tube : Notorious. POur en savoir plus, retour sur l’article du Kansas City Star : http://www.kansascity.com/entertainment/ent-columns-blogs/back-to-rockville/article91665492.html

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Les livres de l’été

Dans mes lectures américaines de l’été, un immense classique : “To kill a mockingbird” Il ne faut pas tuer l’oiseau moqueur de Harper Lee. Sorry, je l’ai lu en français. J’ai été captivée par l’histoire de cette gamine espiègle mais surtout sur la description de cette société d’entre deux guerres du sud. Passionnant, ce livre se lit d’une traite. Curieuse, j’ai voulu lire la suite qui en fait avait été écrite avant, là, le livre m’a beaucoup moins passionné. L’histoire est compliquée, mais la description de la société, des débuts de la ségrégation est sans concession. Je vous recommande donc la lecture du premier.

Voilà, je reviens la semaine prochaine pour vous parler de la suite : vous en dire plus sur la presse que je lis, sur ces humoristes qui me font me tordre de rire, sur le retour à l’école de ma 3ème et sur les dernières brèves du Kansas.

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Et si vous les avez manqué, j’ai écrit 3 articles chez BravoFly :

 

8 Comments

  • Hier j’ai bien évidement écouté le speech d’Obama lors de la convention. La grande classe.
    Il a très bien présenté la nomination d’Hillary mais aussi sans négliger Bernie (surtout que j’avais voté pour Bernie aux primaires). J’ai adoré quand il a dit que lui aussi (Obama) felt the Bern.
    C’est clair qu’il nous manquera quand il sera parti mais bon, tant que sa succession n’est pas le donald, on survira 😉

    • Je l’ai enfin écouté, oui grande classe .. tout à fait d’accord avec toi, j’ai aussi écouté la First Lady aussi, j’ai presque fini en larme tellement c’était poignant ce qu’elle disait. … j’ai pas pu voter aux primaires (un caucus entre 3 et 5 un samedi .. mais Bernie et Cruz avaient gagné : nous, nous allons voter mardi pour le sénat et la House of the representatives du Kansas.

      • C’est le gros avantages des primaires par rapport aux caucuses, car comme les primaires sont organisées par les Etats et non pas par les partis comme les caucuses, tout peut se faire d’un coup lors des primaires et il n’y a pas besoin d’y aller deux fois 😉

  • Entièrement d’accord pour Michelle Obama, quelle grande dame ! (dans tous les sens du terme, je l’ai vu dans un hôtel à DC l’an passé, elle est vraiment très grande)
    J’ai écouté hier soir Hillary Clinton, j’ai tenu bon car elle n’était pas franchement bonne dans la première partie. Une fois plus à l’aise, c’était mieux, elle sait ce qu’elle veut dire… Je suis plus inquiète pour le résultat final, Bernie ne m’a pas convaincu, ses supporters non plus. S’ils ne vont pas voter, hello Mr. Trump.

    • Le message de Bernie était très humaniste et je ne pense pas qu’il cherchait vraiment à convaincre mais plutôt à faire ouvrir les yeux sur les inégalités (1% des Américains possèdent autant que les 90% restant) et sur le coté obsolète du système judiciaire quand il dit que même si nous représentons 5% de la population mondiale, nous avons dans nos prisons 25% des détenus du monde entier.

      C’est certains que les électeurs de Bernie doivent se reporter sur Hillary si on veut barrer la route a Trump mais je pense aussi que 50% des Républicains détestent Trump. Ce n’est donc pas gagner qu’il arrive à récupérer la totalité du vote Républicain et on ne peut pas vraiment se fier aux primaires car votent aux primaires des sympathisants qui ne représentent pas les votants d’une election générale.

    • Je comprends ce que tu dis Tiphaine mais en fait, il faut relativiser.

      Nous concernant, ça va faire 20 ans que l’on est en Californie et je peux te dire que les amis, progressivement disparaissent et c’est normal car chacun fait sa vie. Seuls les souvenirs restent mais c’est plus suffisant pour entretenir l’amitié. Arrivé a un moment, tu n’auras plus rien a leur dire et ils n’auront plus grand chose a te raconter.
      C’est là où tu te rends compte que l’amitié, en fait est fait du partage des moments presents. S’il n’y a plus ces moments la a partager, il reste les souvenirs et partager des souvenirs n’est pas assez pour entretenir une amitié.
      Apres il reste la famille avec qui les rapports plus “inconditionnels” qu’avec les amis mais bon… étant donné que tu feras, avec le temps, de moins parti du paysage, il en résultera grosso modo presque la même chose, une sorte de détachement.

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