Exposition des Indiens des Plaines à Kansas City

Les Indiens des Plaines ou The Plains Indians

L’exposition des Indiens des Plaines a été organisée par 3 musées : Le musée du Quai Branly à Paris, le Metropolitan Museum à New York et bien sur le Nelson Atkins Museum à Kansas City. Il se devait de passer ici à Kansas City car comme le titre de cette exposition l’indique, il concerne l’histoire des Indiens des Plaines.

Les noms des tribus m’étaient familières car ils sont restés pour la plupart des noms de lieux-dits de ma région : Osage, Witchita, Kansa etc … mais bien sur des noms plus connus en Europe : Comanche, Iowa, Lakota, Cheyenne.

Dans un article précédent, je vous avais emmenés dans les coulisses de l’exposition. Il me fallait digérer les informations, et y retourner, pour pouvoir écrire cet article.

Cette exposition m’a complètement fascinée car je vis au milieu de ce que fut la Louisiane Française, mais fascinée aussi par cette histoire de conquête de l’Ouest et de tout ce que cela a impliqué pour les Natives Americans (termes utilisés aux Etats-Unis). Les français furent les premiers présents dans la région et contrairement aux espagnols plus au sud et aux anglais plus à l’est, ils entretenèrent des relations commerciales et parfois amicales avec les indiens des plaines.

Pourquoi cette exposition est remarquable ?

Cette exposition est de plus remarquable car elle est peut-être une des rares au monde à avoir mis en parrallèle, l’histoire de ces peuples à travers leurs arts. Elle ne restera à Kansas City que jusqu’au 11 janvier 2015, mais partira par la suite à New York, alors si vous n’avez pas eu la chance de la voir à Paris, ni à Kansas City, courez la voir au Metropolitan.

137 pièces ont été collectées à travers 58 collections privées ou non : le Musée du Quai Branly a fourni pas mal de pièces de ses propres collections. Et comme nous l’expliquait un guide, lors de ma première visite, c’est en France que l’on retrouve le plus de pièces, du fait de l’arrivée des français en premier dans ces régions. Ils faisaient principalement du commerce avec les tribus indiennes. Bien après le rachat de la Louisiane, ces trappeurs souvent mariés avec des femmes indiennes sont restés.

Organisation de l’exposition des Indiens des Plaines

L’exposition se divise en 4 parties, représentées par 7 grandes périodes de l’Histoire tragique des Indiens des Plaines.

  • Les temps anciens avec comme fait marquant, l’introduction du cheval par les espagnols, et leur adoption à la fin du XVIème siècle.
  • 1700-1820 : A la suite du Buffalo : l’âge d’or de l’exploitation des bisons des Grandes Plaines.
  • 1820-1860 : En danger : menace des colons : apports des maladies, batailles avec l’armée de l’Union, conquête de l’Ouest : amenuisement du territoire des Indiens.
  • 1860-1880 : la mort du bison : la quasi disparition du mamifère et du coup en même temps, famine et malnutrition : au début 1800, on en comptait 30 millions ; à la fin du siècle, on n’en dénombrait plus que … 1000.
  • 1880-1910 : Quitter les terres ancestrales : les indiens sont forcés de quitter leurs terres et sont orientés vers des territoires restreints, voire des réserves.
  • 1910-1965 : Vivre entre deux mondes
  • 1965-2014 : Renaissance de l’art indien

Exposition des Indiens des Plaines à Kansas City

En paralèle sont mis les évènements tragiques et les objets sont mis en valeurs .. On retiendra le contraste entre la finesse de ces objets et la tragédie qui se dessinait très rapidement ..

 The Plains Indians : Artists of the Earth and Sky

Indians of the Plains
Indiens des Grandes Plaines

 

1700-1820 : L’âge d’or de l’exploitation des bisons des Grandes Plaines

A l’apogée de l’exploitation du bison, on retrouve de nombreuses pièces d’art le représentant mais aussi de nombreuses peaux entières, dessinées. Certaines de ces pièces représentent des batailles. Elles ont été mises en valeurs dans cette grande salle, avec en arrière plan, une photo magnifique issue de l’exposition qui se tient dans l’aile d’à côté (Across the Indian Country, Photographs by Alexander Gardner, article à suivre). Certaines de ces pièces furent récoltées par des trappeurs français. Le musée du Quai Branly de Paris en possèdent plusieurs. Les détails sont étonnants et racontent parfois l’histoire de ce commerce avec les trappeurs français.

A côté de ces grandes toiles, on retrouve aussi de beaux objets comme des confins, des vêtements : certains de ces objets ont été collectés lors de la fameuse expédition de Lewis et Clark (envoyés par Jefferson après le rachat de la Louisiane en 1804-06). On retrouve dans certains de ces vêtements, de fines broderies, des plumes, mais aussi des artefacts apportés par le commerce avec les trappeurs (perles, plûmes).

1820-1860 : apports de maladie, batailles avec l’armée de l’Union, conquête de l’Ouest : amenuisement du territoire des Indiens

Mais rapidement, le bison se fait rare, surexploité voire massacré par certains. C’est le début du déclin des Indiens des plaines : maladies apportées par l’homme blanc, guerre contre eux.. et pour finir, face à la raréfaction du bison, la famine. Et pourtant, l’art ne s’éteind pas.

1880-1910 : Quitter les terres ancestrales

Tous ces éléments dramatiques devaient aboutir à un changement radical dans l’art des tribus.. De nouveaux matériaux étaient travaillés et incorporés dans ces pièces d’art. Et pourtant parallèlement, les tribus étaient déplacées dans des réserves, déportés même pour certains vers l’Oklahoma qui devait devenir des territoires Indiens pour l’éternité. La population en même temps se popérisait. De 1880 à 1910, malgré tout, ils essayaient discrètement de garder leurs traditions, tout en essayant de s’assimiler dans la société américaine naissante.

 

1910-1965 : Vivre entre deux mondes et renaissance de l’Art Indien

De nos jours, l’art indien continue et reflète plus que jamais les traditions et histoire de ces peuples meurtris.Certaines tribus se voyaient attribuer de petits territoires sur leurs terres ancestrales, d’autres étaient déporté, plus au sud vers l’Oklahoma.

Expo_Plains_Indians 68

 

 Dans les objets d’art contemporain, on retrouve les couleurs et la même spiritualité. Il reflète les traditions jamais disparues et conservées malgré les épidémies, les déportations et la pauvreté.

Cette renaissance, on la retrouve grâce aux différents témoignages des artistes de maintenant.

Cet article est améné à être complété ultérieurement…

Cet article vous a plu, alors, ne manquez pas celui que je publierai sur l’exposition “Across the Indian Country”, photo de Alexander Gardner 1867-68 et un autre sur l’histoire des peuples Indiens du Nouveau Mexique.

6 Comments

    • merci Nathalie .. oui, je pense que c’était une très belle expo et qu’elle méritait de voyager comme cela, outre Atlantique et aussi aux Etats-Unis ..

  • Thanks for this very nice preview. I plan to see the exhibit at the Metropolitan museum in NYC. But it would have been very nice to see on the plains in Kansas!

    Todd

    • Hi Tood, I would love to see it at the Met .. to discover how they set it up … it was a big difference between Paris and KC .. let’s see how they manage the one at the Met .. thanks again for your comment

    • superbe .. je verrais bien des photos pour voir comment l’exposition est montée là .. c’est beau et c’est très riche en histoire..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.