High School Chronicles : l’impossible retour vers des études supérieures françaises

Enfants expats, enfants de nulle part

Nous aurons mis du temps, mais c’est vrai, à un moment, nous avons réalisé que nos enfants ne reviendraient pas étudier en France.

Cette constatation a pris toute sa dimension, il y a deux ans quand la perspective de l’approche des études de Mahault s’est précisée.
(Petite précision : l’article parle de poursuivre des études supérieures après avoir été en high school aux Etats-Unis, pas de revenir au système français dans les petites classes, ce qui se fait : le problème n’est pas le même).
Comment expliquer ?
Nous n’avions pas pensé à cela : en arrivant en 2008 dans la Baie de San Francisco, Mahault rentrait en 5ème, Amy en CM2, LiMing en cp : toutes les 3 allaient à l’école française du coin : l’entreprise de mon mari payait les scolarités la première année.
L’année d’après, elle n’en payait plus que 80% et les 20% qui restaient alors étaient une part énorme de notre budget : à raison de 27 000$ l’année scolaire pour la Middle School et 17 000 $ pour le primaire, le calcul était vite fait.
En 2009, nos deux grandes ont donc lâché le système scolaire français et ont commencé dans le système américain. Cela n’a pas été forcément facile, même si elles étaient déjà bilingues : apprendre tout en anglais, un changement radicale dans l’enseignement des mathématiques, de l’enseignement tout court ..
Nous avons commencé à entrevoir ce qu’était le système. Elles ont continué à prendre des cours de français : là en Californie, ce n’était pas compliqué de trouver un prof de français.
C’est en arrivant au Kansas que cela s’est compliqué : je pensais toujours essayer de leur faire passer le bac de français et le bac tout court.. mais il a bien fallu se rendre rapidement à l’évidence : il n’y avait pas de prof de français et surtout, elles n’avaient pas le temps : beaucoup trop de travail, pas l’esprit à aller courir à l’autre bout de la ville pour prendre une heure de français (si tant est que cela fut possible).
Pour les deux petits aussi, le constat était là : leur scolarité basculait entièrement dans le système américain. Et pour eux aussi, trouver quelqu’un qui pourrait les aider en français n’est pas chose facile (le plus petit a juste une heure par semaine).
Alors pourquoi ?
Pourquoi, est-ce si difficile de revenir étudier dans le système éducatif supérieur français après avoir fait son collège (Middle school) et lycée (high school) aux États-Unis : à mon avis, il n’y a pas une mais plusieurs raisons :
1-trop longtemps que mes enfants ont leur scolarité en anglais : 
  • ils ont appris de nombreux concepts en anglais et quand nous parlons, leur vocabulaire technique est entièrement en anglais (je leur traduis systématiquement, mais quand même),
  • ils n’ont pas appris à rédiger et ordonner leurs idées en français : mes deux aînées ont continué à lire en français, mais pas forcément à écrire.
2-le niveau n’est plus forcément le même 
  • avec l’organisation des cours, telle que c’est fait aux États-Unis, il est très difficile de raccrocher les wagons : les classes ne sont pas par filières mais par niveau et l’élève construit son cursus selon ses aspirations (si il n’a plus envie de faire des langues ou de l’histoire, il peut arrêter, si il ne veut faire que de la musique ou presque (l’anglais reste obligatoire), il peut avoir ses deux dernières années complètement dédiées à la musique. A contrario, il peut être très doué et passer tous les niveaux de math et faire de la physique, mais il est difficile du fait des pré-requis et de l’organisation des emplois du temps de faire le programme d’une terminale S, par exemple. Bref, il y aura peu de chance qu’il colle à une filière française.
  • Les niveaux ne sont du coup plus les mêmes : un exemple très concret : ma fille, même avec son niveau d’IB, n’a pas pu rentrer en Year 1 à l’université de McGill au Canada, alors que les élèves ayant passé le baccalauréat français, série scientifique ont pu. (elle est dans ce qui s’appelle le niveau Freshman, niveau en dessous).
 
3-l’esprit d’école
  • Je vous décrits assez ce qui se passe au niveau lycée dans mes High school chronicles, pour que vous compreniez que se retrouver dans un campus français ou une classe prépa (si tant est que cela soit possible), serait vraiment difficile pour nos enfants, voire totalement déprimant : dans le système français, pas de bal de prom, de homecoming, de marching band … mais aussi, pas de sport tous les jours, pas de musique tous les jours, pas d’orchestre, pas de club, pas de volontariat … pas de graduation ..
  • Ensuite, dans le système américain, il est tout à fait possible de suivre une double formation, chose difficile en France : par exemple, il serait facile de faire des études poussées de math (major) accompagné d’un minor de musique (cela ne choquerait personne) .. allez faire cela en France…
  • Et enfin, pourquoi le nier, mais nos enfants ne sont plus tout à fait les mêmes, élevés dans une autre culture, ils ne se reconnaissent plus vraiment dans leur culture française, même si ils s’y raccrochent. Ils se sentent étrangers là-bas comme ici .. on les appelles à juste titre : les 3rd culture kids : j’en avais déjà parlé dans cet article, l’aboutissement de la scolarité de ma fille.
Je ne vous ai pas parlé de l’aspect financier : ici aux Etats-Unis, on atteint des sommets .. des chiffres complètement impensables en France .. cela aurai donc été intéressant que l’on puisse considérer cette option..
Voilà, amer constat qui parfois me serre le coeur.. c’est un peu comme le sécurité sociale : une fois que tu as décroché, pas facile de revenir.
Cela est difficile, voire impossible pour nos deux grandes de revenir, cela le sera encore plus pour nos deux plus petits qui eux ont lâché le système français bien plus tôt (sauf, si nous rentrions maintenant).. voire qui ne l’ont pas connu pour mon petit dernier (est ce que deux années de maternelle comptent ?). Revnir dans le système français dans le primaire est encore possible, je pense, mais passé une certaine limite, cela devient vraiment trop difficile..
Et pourtant, moi qui vous écris, je suis un pur produit du lycée et de l’université française : j’ai adoré mes années de lycée et d’université (études de pharmacie). Mon expérience est à des années lumières de ce que vivent mes enfants ..
Et vous qu’en pensez vous : êtes vous dans notre cas ? Pensez-vous que vos enfants pourront raccrocher le système français à un moment donné  ?

Merci de me lire .. partagez, faites le buzz .. à bientôt …

50 Comments

  • ton message me touche beaucoup car, quand nous sommes parti en NZ la premiere fois, on avait pas d’autre choix que d’inscrire nos enfants dans le système neozelandais.
    Ma fille ainée a fait 3 mois de CP puis a été scolarisée un an en anglais et est ensuite retournée en CE1, en cours d’année. Et le retour a été difficile. Beaucoup plus difficile que ce que nous envisagions.
    Au bout d’un an on pensait que tout rentrerait facilement dans l’ordre… Tu parles… On pensait bien qu’elle aurait des difficultés en Français, mais jamais on aurait imaginé qu’elle aurait du mal en maths car elle aurait du mal a compter en Français…. Exemple bete: elle ne savait pas ecrire 70.
    Elle a terminé son CE1, est passée en CE2 et à la fin du CE2 on est reparti en NZ, à son plus grand soulagement. 1an de système neozelandais et elle n’était plus adaptée au système Français (qui n’a pas sû la raccrocher aux wagons). On est en NZ pour quelques années, et j’ai bien peur que mes filles deviennent totalement inadaptées au système Français. Mais, nous, on a prevu de rentrer dans quelques années, et elle seront loin d’avoir terminé leurs scolarités.

    • oui pas facile .. ma fille ainée est aussi passée du cp britanique au système français .. mais la réadaptation avait été Ok .. là, je pense que quand il passent trop de temps le retour vers le système universitaire est juste trop difficile

  • Article très intéressant! Je suis américaine et je vis en France depuis 7 ans… et j’ai accepté que mes (futurs) enfants iront à l’université en France. Ce n’était pas facile d’accepter au début parce que le système universitaire aux USA fait rêver et j’ai tellement adoré mes années étudiante. Mais quand je vois les frais d’inscription qui ont presque doublé en 8 ans… ce n’est juste pas possible!

    Sinon je n’ai pas encore d’expérience dans l’école primaire française mais j’enseigne depuis trois ans dans un lycée et un collège et c’est vrai que c’est très, très différent. Ce n’est pas juste les matières et la pédagogie, c’est aussi la culture. Je pense qu’on peut s’épanouir dans les deux systèmes mais faire une transition entre USA et France au lycée… je pense qu’il faudrait au moins prévoir le redoublement… je ne sais pas s’il y a un moment où la transition serait “facile.”
    Bref, j’ai beaucoup apprécié cet article.

  • Ton article est très intéressant.
    Je comprends tout à fait que ce constat te serre quelque peu la gorge, mais je suis persuadée que tu veilles avec amour sur tes poussins : bien encadrés comme ils le sont, ils vont certainement retenir le meilleur du cursus qu’ils suivent actuellement. D’accord, il est différent que ce que propose la France, mais forcément avec de nombreux points positifs. Après, effectivement, l’autre aspect du sujet est qu’un changement brutal de type de scolarité serait certainement bien compliqué, je le comprends tout à fait.
    Je suis d’autant plus sensible à tes réflexions que nous avons failli, il y a bientôt 4 ans partir à Londres. Et il n’est pas exclu, un jour, que mon mari (donc toute la famille, hein ! 😉 ) doive passer quelques années à l’étranger. Voilà… pour l’instant, mes enfants ont un peu plus de 5 et 7 ans (Grande section et CE1), leur vie à l’école est simple. Maintenant, nous aurons peut-être de nombreuses questions à nous poser un jour.
    Bonne journée !

  • Je comprends ta position et j’imagine que cela ne soit absolument pas évident.
    Je suis française et je vis en Italie. Je suis maman depuis peu mais il est vrai que le sujet “scolarité” me préocuppe deéjà beaucoup compte tenu du système et du niveau ici.

    Je compte faire intégrer à mes jumeaux l’école française car je veux absolument maintenir cette culture qui est aussi la leur (leur papa est italien) et commence déjà à m’organiser à la maison.

    Quant à la sécurité sociale, je l’ai maintenue. Je ne te cache pas que cela me coute un bras mais c’est un choix que j’ai fais et qui m’a déjà été utile.

    Je te souhaite bon courage pour la suite.

    Joelle

  • bon mon premier message de ce matin n’a pas du passer : le sujet me touche évidemment. Lorsque nous sommes partis aux USA il y a 3 ans, j’etais honnêtement démontée par le fait que j’allais mettre mes enfants en école américaine et non française (ma grande rentrait en CE2, mon petit en CP), mais nous n’avions pas le choix. et j’ai vite abandonne de me stresser concernant le retour a l’école française dans le sens, ou je sentais que cela les stressait aussi et que leur integration ne serait pas optimale. Pour autant, nous n’avons pas abandonne, nous avons du faire beaucoup d’efforts pour maintenir leur français en lisant, en leur faisant donner des leçons en continuant a écrire un petit mail, un journal par ci par la. Aujourd’hui, nous sommes a Londres et lors de notre reflexion sur le projet, la question s’est de nouveau poser : entrees en 6eme et CM1 en école française ou anglaise ? le système a choisi pour nous… nous ne sommes pas assez aises pour se permettre de payer les frais astronomiques qu’impliquent les écoles françaises ici. De plus, lorsque j’ai telephone dans ces memes écoles en présentant mon cas, je me suis faite gentiment “bouler”. Ah votre enfant vient d’un système US… ah….elle ne pourra pas valider un Cm2 français , ah vos enfants sont bilingues anglais… alors allez faire la queue ailleurs!…..je vous passe les details. Du jour au lendemain, nos peurs concernant la 6eme hors système français de notre fille sont tombées. Nous avons choisi notre combat ! les écoles anglaise qui nous paraissaient les meilleures en terme de niveau pour les enfants. Nous nous sommes donnes les moyens d’y rentrer (pas facile quand vous choisissez des écoles publiques donc gratuites bien cotees OUTSTANDING par l’OFSTED (organisme qui contrôle les école et publie les résultats). Aujourd’hui un mois après la rentree, les enfants vont bien. Ils sont bien intègres. Je fais très très attention au travail scolaire et suis assez exigent. Ils travaillent en plus de leurs devoirs du soir sur les maths et sur la lecture en français….. Certes ils n’auront pas leur bac….. mais en revanche, je ne vois pas comment je ne pourrais pas les garder bilingues avec un français plus que decent. Pour la suite….sans être naive, je finis pas me dire : après tout si l’Angleterre en est la ou elle en est économiquement aujourd’hui, c’est bien parce qu’ils savent former leurs étudiants ? pourquoi seraient ils moins bons que les écoles et facs françaises ? Au final ce qui me fait le plus peur n’est pas d’avoir des enfants scolarises dans un syst different du FR…. c’est plutôt de me dire que nous pourrions encore changer de pays dans les années qui viennent… et la… demain est un autre jour.

    • sympa dis donc les écoles française à Londres … tiens encore un argument pour ne pas déménager à Londres (sauf le fait de te retrouver ).. oui demain est un autre jour : profite de l’instant .. de ta nouvelle vie …

  • Pas facile en effet, mais pas infaisable. Dans notre cas, nous rentrons de 3 ans aux US,oú nos enfants sont allés dans des écoles américaines et … ont adoré ! Nous aussi d’ailleurs …
    Ils viennent de reprendre en France donc.
    Pour les 2 grands, on a choisi des sections internationales dans un lycée et collège public et pour le moment ils ont l’air de bien s’adapter, même si je pense que si on leur donnait le choix, ils repartiraient aux US … Le niveau en maths leur semble tout à fait à leur portée, quant au Francais, c’est plus difficile en orthographe pour notre fille qui est en 6eme,mais quand je vois le niveau d’orthographe de certains enfants du même âge, je me dis que tout ne s’explique pas par notre expatriation … A côté de ca, elle a acquis de très bonnes compétences de lecture et production d”ecrit aux US et je pense qu’elle saura les transposer ici .. Pour notre petit dernier, c’est plus compliqué mais cela n’a rien à voir avec son passage aux US …
    En revanche c’est peut être plus délicat lorsqu’on rentre à l’université, mais là encore tout dépend vraiment du projet je pense. On a des amis dont la fille, après 8 ans aux US, a choisi de venir faire une grande école en France et justement son parcours américain a été un sacré plus ! D’autres par contre ne veulent pas revenir,non pas parce qu’ils craignent de ne pas s’habituer (il y a quand même de nombreux étudiants étrangers qui intègrent la Fac en France, donc ce n’est pas impossible) mais plutôt parce que, souhaitant s’établir aux US définitivement, ils ne voient pas trop l’intérêt de venir en France, sauf choix d’un cursus sp;ecifique.
    Pour ma part, je ne suis pas fan du système français qui , souvent, enferme trop tôt le jeune étudiant dans un cursus trop fermé et j” aime beaucoup la possibilité aux US de faire un choix d’orientation assez tardivement et pouvoir explorer différents domaines.
    Bref, si on avait à choisir ET si on avait les moyens je pense qu’on pencherait pour le système américain, mais c’est aussi parce que nous étions dans un Etat très favorisé au niveau de l’enseignement …

    • pas facile oui mais pas impossible : oui, dans les petites classes mais quand la high school commence .. là cela devient difficile .. sinon, je te rejoins tout à fait sur le manque d’ouverture du système français ..

    • Bonjour Nath,
      Tu parles dans ta réponse d’amis dont la fille a pu rejoindre facilement une école supérieure après 8 ans aux États Unis. Ma fille va terminer sa High School l’année en 2018 après cinq ans aux US elle souhaite repartir en France pour ses études, quelle école a fait la fille de tes amis ? Merci de ta réponse !

      • Bonjour Marie,
        Ta fille a-t-elle intégré le système français ? Comment cela s’est-il passé ?
        Nous sommes aux USA, avec 2 garçons en High School…on se pose la question de changer de township pour avoir accès à l’IB…
        Merci !
        Françoise

  • Interessant cet article. J’ enseigne en ecole americaine et j’ ai fait toutes mes etudes en France. Je trouve le systeme scolaire americain bien moins exigeant que le systeme scolaire francais….Il y a d’ autres aspects interessants ds le systeme US mais globalement, les eleves francais qui integrent ce systeme americain ont beaucoup de mal apres a reintegrer le systeme francais, voire ne peuvent plus le reintegrer du tout car ils n’ ont plus le niveau…Je trouve que l’ ecole americaine manque de rigueur. On ne pousse pas les eleves a se surpasser. Ils sont maintenus a leur niveau sans plus. Il leur manque cette culture de l’ effort qu’ on sait un peu plus inculquer en France (enfin parait-il que ca change aussi la-bas…).
    L’ avantage de maintenir (Si c’ est possible bien sur !) les eleves ds le systeme francais aux us est qu’ ils pourront apres aller a l’ universite francaise qui ne coute pas $ 30 000/an (ou bien plus parfois) contrairement a l’ universite americaine. Moi qui suis francaise, ca me parait fou de payer de telles sommes ! J’ ai plein de collegues d’ ailleurs qui sont endettes jusqu’ au cou au debut de leur vie professionnelle a essayer de rembourser leur emprunt….Une folie !! Le systeme universitaire francais est d’ un bon niveau et peu couteux, c’ est a mon avis un des grands avantages de la France…Apres, il y a plein de passerelles possibles avec les diplomes francais pour integrer une fac americaine (en derniere annee si on est vraiment tente)…Mais a moins d’ avoir les moyens, c est une folie de payer si cher des etudes ds une fac americaine. Et d’ un point de vue personnel, je suis allee a l’ universite americaine…er rien ne justifie de debourser de telles sommes. Ca m’ a vraiment donne l’ impression de payer mon diplome….Les enseignements n’ etaient pas meilleurs qu’ en France, loin de la….mais 10 fois plus chers ! Erika

    • oui .. certainement : pour l’école américaine, en fait, ce n’est pas exactement cela : je crois que c’st un niveau à deux vitesses : si tu ne veux pas en faire plus, on te laisse, par contre, quand les élèves sont brillants et veulent en faire plus, là .. ils peuvent le faire : à partir de la Middle school. Quant aux frais universitaires .. exactement .. l’endettement des jeunes est un vrai problème .. il existe cependant des façons d’obtenir des scholarships (bourse d’études si on se contente de ce qu’on a dans son état. La fac en france est d’un bon niveau, ok .. je pense que le retour peut s’effectuer plus tard peut etre .. on verra

    • Oui, vous avez raison, mais encore faut-il tomber sur une middle school or high school qui propose des classes honors versus regular ou, il faut qu’ il y ait des classes avec ”gate program” etc….pour avoir un enseignement ou on est un tant soit peu stimule….La ou j’ habite, il y avait avant une differentiation en middle school et ils sont revenus la-dessus soit disant que le prof allait faire de la differentiation en classe….avec 32 eleves…Laissez-moi rire !! Donc, ca depend vraiment de l’ ecole ou on inscrit les enfants….C’ est a mon avis crucial pour les parents de se renseigner sur ce qu’ offre l’ ecole…parce que sinon, on a vite fait avec le systeme de l’ ecole publique de tomber dans le vraiment mediocre….Bref, toujours interessant de vous lire !

    • c’est vrai .. et en plus, les niveaux ne sont pas homogene : en californie, le niveau honor était vraiment ultra diffiile mais arrivé ici au Kansa, le niveau honor correspondait au standard de l’ancienne école de ma fille .. différence de niveau ! bref, il faut être vigilant, c’est sur.

    • Bonjour Erika,
      Je partage complètement ton point de vue et d’ailleurs j’aimerais beaucoup avoir quelques informations sur ces possibilités de rejoindre des études supérieures pour ma fille qui terminera sa High School en 2018 après cinq ans aux us
      Merci de vos réponses !!
      Marie

      • Merci Marie pour tes commentaires, Je pense qu’il faut voir au cas par cas. Une de mes amies avait un fils qui a passé 2 ans en high school. Il a réussi à réintégrer une école française. Mais dans son cas il ne s’est jamais vraiment senti intégré aux US … Il a pu avoir une équivalence de diplome : il faut demander à chaque école.

  • Cet article m’a beaucoup intéressé parce que je suis enseignante en France… J’aime lire les articles qui parlent de l’école dans les autres pays parce que je pense aussi que le système scolaire français a des efforts à faire mais c’est très compliqué. L’intégration ne dépend-elle pas de la “tolérance” et de “l’ouverture d’esprit” de l’enseignant qui accueille l’enfant. J’ai parfois accueilli des enfants venant de l’étranger, ou même un qui avait fait le tour du monde et qui n’avait pas beaucoup suivi le CNED. j’ai dit aux parents que ce n’était pas grave parce qu’il avait certainement appris autre chose. Au départ il a un peu galéré en grammaire et conjugaison mais avec de la patience, il a rattrapé et est un très bon élève avec beaucoup de connaissances. Cette année j’ai une élève qui arrive d’autriche et un qui est arrivé l’année dernière de Pologne, il se débrouille très bien. Je pense qu’un bon élève reste un bon élève quelque soit le système scolaire. En tous les cas, j’essaie de m’inspirer des USA pour le côté positif et les encouragements. J’ai par exemple instauré un “golden time” car j’avais une classe épouvantable et ça fonctionnait bien. J’ai trouvé en Angleterre des petits tampons avec des messages comme “welldone” ou “very good” et mes élèves sont fiers quand il le trouve sur leurs cahiers. Je trouve que la maîtrise de l’anglais ets un plus indéniable

    • le problème n’est pas tant dans les petites classes (j’en ai déjà l’expérience lors de notre retour de Taipei, où ma fille ainée était passée du système britanique au ssytème français) .. les enfants s’adaptent assez facilement .. c’est plus l’équivalence entre les systèmes au niveau du lycée .. parce que là commencent les choses séieuses..;

  • L’article est intéressant, mais mélange un peu trop avis personnel et généralité. Après tout, si j’ai bien suivi, ta fille fait ses études à Montréal, donc en anglais, dans une version américanisé mais pas américaine.
    Au quotidien, je cotoie des jeunes qui ont fait le choix d’études universitaires dans un ou plusieurs pays. Et je pense que la voie royale est bien sûr un seul type d’enseignement (par sa culture, sa langue, son admission d’une étape à une autre). mais ce n’est pas impossible. Je vis en ce moment avec une brésilienne qui a étudié au Brésil, dans un lycée français, 2 ans en High School (mais en suisse). Passant de l’un à l’autre avec une facilité déconcertante.
    Et je pense que si pour des raisons de choix d’avenirprofessionnels, un passage en France était la meilleur option, tes enfants le feront sans difficulté.

    • ils le feraient sans difficulté, je ne crois pas .. pour cet article, je suis partie de notre expérience ok, mais aussi et surtout de ma connaissance des deux systèmes. Le système américain est à des années lumières de notre système et la différence de niveau est indéniable .. et j’ai parlé du sens US – france … et du lycée vers les etudes en france .. ma fille est à Montreal en université anglophone, soit : c’était pour elle une façon de trouver un intermédiaire avec surtout une plus grande ouverture d’esprit qu’ici .. elle voulait aussi se sortir du milieu 100% américain et ne pas rentrer dans le système des sororities .. MAIS elle a été ravie de retrouver des français .. et surtout pas mal de français vivant exactement sa situation : entre deux cultures …

  • J aime beaucoup ton article qui me parle forcement beaucoup car nous avons un peu le meme parcours en tout cas concernant nos enfants. Mon plus grand va depuis l annee derniere en ecole publique americaine apres avoir fait tout son primaire dans une ecole franco-americaine que tu connais bien 😉 On aurait aime qu il continue le double programme francais-anglais malheureusement l’ecole s arrete en CM2, l autre option aurait ete de le mettre dans une autre ecole privee mais il a deux autres freres qui suivent et le prix de ces ecoles font que ca n aurait pas ete possible financierement pour nous. Depuis l annee derniere, il suit le programme du CNED francais et mathematiques, ca lui fait au moins garder un peu son niveau de francais. On fait ca a la maison, ca prend du temps et surtout de la motivation de la part de l enfant et aussi des parents.L’annee derniere ca a tres bien marche, on continu cette année mais je ne suis pas sur que l annee prochaine il aura le temps de le faire en plus des devoirs de son ecole. Pendant longtemps, on s est dit que si un jour on rentrait en France, on aimerait que les enfants reintegrent le systeme francais sans souci, et puis plus le temps passe moins on s imagine rentrer en France apres tant d annees passées à l’étranger. D’ailleurs mes deux plus grands qui sont nés à Montréal, pour eux “rentrer”, c’est rentrer au Canada et pas en France! La France, ils ne la connaissent que l’été et encore pas tous, un été sur deux en moyenne. On s’est souvent dit que le moment venu les enfants iraient faire leurs études en France (pour une question de couts) et puis cet été, nous avons fait un petit séjour à Montréal et mon plus grand a voulu aller visiter l’Universite Mc Gill et nous a dit que c’est sans doute la, qu il viendra faire ses etudes. Et en y reflechissant, c’est sans doute dans cette ville qu’il sera le mieux accueilli et le mieux compris, lui qui comme ses freres a grandi avec 3 cultures différentes : francaise, quebecoise et americaine. Je sais aussi par mon experience personnelle qu’un retour en France pour ces enfants d’expatries, c’est souvent tres difficile! Ayant grandi et habite au Mali pendant 13 ans, le retour en France a ete tres douloureux, je l ai tres mal vecu et des que j ai pu repartir, je suis repartie a l’etranger!

    • et oui, tu as du faire les mêmes choix que nous : quand les grandes sont arrivées dans le système américain, l’école dont tu parles avait un programme de 2 h/semaine de français et elles ont continué ainsi .. arrivée ici, on a essayé le CNED : elles ne pouvaient pas le concilier avec ce que leur demandait l’école .. trop de travail en high school, pas de place pour le français .. J’ai juste continué avec S (même age que le tien) à partir du CM1 quand on est arrivé au Kansas : l’an dernier en 6ème, on a décroché du CNED, elle comme moi … elle a continué avec une prof .. là.. plus de prof : du coup, on reprend la base de la grammaire .. il lui aurait fallu au moins encore les deux ans de primaire … dur le constat pour elle. Quant à mon petit dernier, on essaye comme on peut de lui apprendre à lire et lui inculquer un semblant d’orthographe : ça va être plus dur .. il aura décroché trop tôt …

  • Mon petit beau-frère a fait sa rentrée en 3ème dans une école internationale à LA, la moitié des cours en Français, l’autre moitié en Anglais, plus de sport et de musique, … bref, une espèce de voie du milieu j’ai l’impression. Pour le bac, il devra choisir l’année prochaine entre un bac Français et le bac international, mais pas de graduation purement américaine. J’imagine qu’il aura ainsi plus de facilité à revenir s’il le veut…

    Ce doit être un chemin pas facile d’accepter que vos enfants aient une culture aussi différente et qu’un retour en France soit quasiment impossible. Surtout vu le prix des études en Amérique du nord!

    • je pense que dans l’établissement où il est, il pourra garder la possibilité de revenir car les écoles comme celles ci sont aggrées par le ministère de éducation, donc déjà au niveau des équivalence, il n’y a pas de problème .. Chez moi à Kansas City, il n’y a pas d’école reconnue par l’éducation nationale …

  • Bonjour,
    Ton article me touche parceque je me sens concernée. Nous avons passé 3 ans à San Francisco, Lycée Français pour nos 2 enfants (avec l’aide partielle les 2 premières années) ma fille a brillament réussi son bac, est à Mc Gill depuis 2 ans (effectivement entrée en 2e année). Mais voilà que nous retournons (après 2 ans à Paris) nous installer à nouveau dans la Baie. Mon gros souci: mon fils qui devrait integrer une première L ou STMG. Mais voilà pas de section L (et encore moins STMG) à SF. Alors 3 solutions:
    1-nous ne partons pas : difficile professionnellement
    2-nous mettons notre fils de 16 ans en pension en France : pas facile comme décision
    3-il va dans une high school : et après, aura-t-il le choix de revenir dans le système français ?, car il ne faut pas rêver, suivre le Cned en s’adaptant à un 11th grade n’est pas à la portée de tous les ados.
    décision difficile;

    • Je trouve que la solution 3 serait la plus heureuse pour tout le monde : juste 2 ans en dehors du système ce n’est pas la mort, c’est au contraire une formidable opportunité de découvrir un nouveau monde : sortir des cadres pour s’enrichir. Le système américain est une formidable machine à opportunités, pourquoi ne pas en profiter plutot que de s’enfermer dans des shémas qui vont rendre tout le monde triste et frustré ?

    • Bonjour,
      Je suis exactement dans le même situation que votre fils ! Je pars deux aux États-Unis alors que je m’apprêtait à rentrer en première ES et je serais obligée l’année prochaine d’aller en lycée américain. Seulement je ne sais vraiment pas comment je vais pouvoir valider mon bac ES suite à ces deux années, puisque même le cursus international du CNED n’est pas validé par l’éducation nationale.. Et il n’est pas question pour moi de revenir au bout de 2 ans et de faire ma première après cette longue pause, c’est vraiment trop long et je ne veux pas avoir deux ans de retard.
      Pourriez-vous m’expliquer comment vous y êtes vous pris avec votre fils ?
      Merci

      • bon déjà c’est une fille et elle a fait presque toute sa scolarité aux US et elle n’est jamais revenue vers le système français .. elle est maintenant à McGill au Quebec. Ce que vous pouvez faire, c’est passer le bac en candidat libre ! et puis même si vous perdez un an, c’est pas grave, l’expérience en High school est tellement sympa que cela vaut la peine !

  • Bonjour,
    Ton article est tres interessant. nous vivons au Rhode Island depuis 4 ans et avons decide de lacher l’ecole francaise pour l’ainee qui a 13 ans il y a 2 ans et la 2 eme demarrera la Middle school en septembre. Nous n’avons aucun regret quand a notre choix de laisser le systeme francais, mes filles suivent encore le Cned mais je pense qu’en High school nous laisseront cela pour qu’elles se concentrent sur leur etudes et le cned prend trop de temps
    Nous ne savons pas encore si nous rentrerons en France mais nous ne pensons pas que leur experience du systeme americain sera un obstacle a leur avenir. Mes filles sont franco canadiennes donc nous pensons au Canada pour l’universite mais meme aux Etats Unis il est possible d’aller dans des universites qui ne coutent pas 65000$ par annee. L’universite au Rhode Island par exemple coute environ 15000 dollars par annee ce qui est moins cher que l’ecole francaise. Il y a des solutions partout, ce que nous offrons a nos enfants est une experience et une opportunite exceptionnelle, il existe des tonnes de bourses aux US pour obtenir de l’aide financiere et si tes enfants aiment un sport, encourages les, il y a des bourses pour des sports qui ne sont meme pas remplies. J’ai fait mes etudes en France et j’ai souhaite partir 1 an au Canada , c’etait la meilleure decision de ma vie. Je pense qu’en tant que français nous nous inquietons trop sur ” avoir le bac ” qui n’existe nulle part ailleurs . Il n’y a pas de systeme parfait mais tes enfants te remercieront des opportunites que tu leur offres et c’est cela le plus important.

    • exact : on reste accroché à ce fameux bac. Mes enfants ne l’auront pas mais auront bien autre chose. Oui, cela a été très difficile pour moi de me dire qu’il fallait y renoncer mais finalement, l’un dans l’autre, je suis heureuse de les avoir vu évoluer sur ce chemin. Dans 10 ans, ou un jour, si ils décident de revenir en france, on ne leur demandera même pas si elles ont le bac ou pas, on verra McGill et autre … par contre, tu dis que Rhode Island coute 15 000 $/an : oui, si tu y habitent : tu as alors les In State tuition. Nous, ici, Kansas State ou Kansas University, sont déjà à 20 000 $.. ça diminue si on a un bon ACT.

  • Ton temoignage est tres interessant. Je vis depuis bientot trois ans aux USA en Louisiane avec mon fils, j’y suis prof de francais . Mon fils est rentre en 1st grade dans une ecole americaine , il est aujourd’hui en 3rd grade, il reussit tres bien . Malheureusement, nous manquons de temps pour travailler le francais, il est donc tres a l’aise en lecture et ecriture en anglais et pas du tout en francais . Il a quitte le systeme scolaire francais en 3eme annee de maternelle. J’essaie tant bien que mal de travailler son francais mais c’est quasiment impossible : devoirs, activites extra-scolaires bref …un empoi du temps de ministre.
    J’ai la possibilte de prolonger de deux ans mon contrat mais je m’interroge concernant le niveau de mon fils en francais si nous restions plus longtemps.
    3 choix s’offrent a moi:
    1: nous rentrons a la fin de cette annee scolaire : il rentre en CM , je pense qu’il s’adapterait assez facilement
    2 : nous restons une annee de plus, il consoliderait son niveau en anglais et rentrerait en CM2 mais devrait rattraper un enorme retard.
    3: nous restons 2 ans de plus: il rentrerait en 6eme en section internationale avec des bases sollides en anglais, grosses lacunes en francais et adaptation a une pedagogie francaise.
    Je stresse un peu concernant cette decison, mais il est vrai que c’est une opportunite qui ne se presentera peut-etre plus et que deux ans dans une vie , ce n’est rien et ca passe tellement vite ….Bref , je m’interroge….

    • oui deux ans dans un vie cela passe vite. Chacun a ses contraintes en fait. Je comprends ton point de vue;

  • Bonjour,
    L’article est de 2014 mais j’avais envi de partager mon experience avec vous.
    Mes enfants ont lâché le système scolaire français il y a 6 ans avec notre expatriation au Mexique puis aux Etats Unis. Notre fille ainée a été “graduée” en public High School en mai dernier. Elle n’a pas de bac français, n’y suivi de cours de français. Elle a été accepté en école publique d’ingenieur en France en tant qu’étrangère . Elle a fait sa rentrée en septembre dernier, l’adaptation fut rude mais elle est ravie de l’école. Ces connaissances sont bien différentes de ces petits copains français mais après 6 mois elle se sent complètement intégrée. Nous envisageons le même cursus pour nos deux autres enfants, il y a beaucoup d’école en France qui se penchent sur nos petits extraterrestres d’enfants d’expat …. alors, a nous de saisir ces opportunités … car je pense que c’est une vraie opportunité.

    • Merci pour votre retour d’expérience ! Oui l’article date mais il n’y a aucun regret : nos enfants sont devenus bien trop américains pour qu’on pense les renvoyer en France. C’est un peu le problème. Je me serais mal vue de les envoyer en France en fait.

    • Bonjour Aline,

      Merci beaucoup de ce retour d’experience qui est rassurant. Nous avons demenage aux US et notre fils aine est actuellement en 10eme Grade. Nous envisageons un retour en France apres son 12e grade mais nous nous interrogeons sur la meilleure facon de reintegrer le systeme francais, particulierement en direction d’une ecole d’ingenieur.
      Il est tres clair que vivre cette expatriation amene une nouvelle ouverture d’esprit a nos enfants, mais nous somme inquiets de la vision un peu “fermee” que l’on peut rencontrer dans les etablissements francais.
      Pourriez-vous nous donner quelques details de plus sur l’ecole que vous avez choisie ?

      Encore merci de ce temoignage !

      Cyril

  • Bonjour,
    Un des aspects qui n’est pas évoqué est le problème des enfants qui souhaitent avoir un métier plus tard en France et dont le diplôme n’a pas d’équivalence hors d’Europe comme médecine ou vétérinaire .
    Certains enfants expatriés après l’âge de 10 ans/12 peuvent rester très attachés à la France et exprimer le souhait de rentrer en France. Une année de remise à niveau sera alors peut être nécessaire pour aborder ces études exigeantes avec toutes les chances de leur côté ….
    Il existe quelques passerelles mais peu connues et peu d’élus ….elles devraient se développer …espérons le !

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