Assister à son premier rodéo

Assister à un rodéo, pas forcément le truc dont j’avais rêvé toute ma vie, mais quand on habite aux US en plein centre, on se doit de participer à ce genre d’évènements.

Nous voilà, donc partis avec mon mari et une amie, dans le sud de Kansas City dans un bled du nom de Paola, Kansas (prononcez P-è-o-l-a, KAINzASS) …

Nous sommes dans un endroit très rural, c’est la fête du Miami (Maïmeu County) … et le village a son propre rodéo.

Le parking est dans les champs. L’uniforme semble être les santiags, le tee-shirt sans manche, voir la chemise bûcheron sans manche et le chapeau de cow-boy.. zut, nous n’avons ni l’un ni l’autre… Avant l’entrée, se trouvent des baraques à frittes avec comme menu, burritos, hot-dog, corn-dog et nachos .. mais étrangement par de bière .. pas un gramme d’alcool.

Nous rentrons dans l’arène, à 6 $, nous ne nous sommes pas ruinés… A 7h, le spectacle commence .. Nous sommes tout de suite dans l’ambiance… Il faut se lever, la main droite sur le coeur, pendant qu’un présentateur commence un long discours … l’hymne commence… chanté par une petite célébrité locale . hum, on ne notera pas les fausses notes, de toute façon, tout le monde le sait, l’hymne n’est pas facile à chanter. Pour une fois, je déroge à ma règle : 1-je film, 2-je me sens un peu obligée de mettre ma main sur le coeur : nous sommes un peu en minorité, à vrai dire, je pense que nous sommes les seuls à ne pas être du coin.
J’adore voir le solennel de ce genre de petite manifestation : tout le monde est à fond, un paquet de pop-corn dans une main, d’un autre, un soda, pardon, un pops.

Arrivée des deux cow-boys qui rythmeront la soirée.

 

Avec, à côté, le clown en rose, qui passe lui aussi, une bonne partie de la soirée dans l’arène, à commenter et répondre au présentateur, qui lui est dans la tribune qui surplombe.

 

 

 

On ne saisie pas trop encore ce qui va se passer, mais j’observe, les yeux grand-ouverts et surtout, l’oreille aux aguets : l’accent du présentateur est juste inhabituel. Nous sommes vraiment dans la campagne profonde.

Un drapeau qui traîne dans un coin…

 

Une cavalière arrive avec un drapeau : c’est le lancement du rodéo, elle est suivie de près par une charrue qui présente les reines de la fête…

Et c’est lancé !
Première épreuve :
lâcher de vachettes : c’est l’épreuve la plus facile : et c’est pour les ados : il faut juste leur courir après et les attraper au lasso …

 

2ème épreuve : on passe aux choses sérieuses : le montée de cheval … avec à chaque fois, le nom du gars et d’où il vient .. Kainzas, Mizzoura, Arkanza, Nebraskaa et Louisianaaa… Là ça secoue nettement plus (voir la vidéo, pour avoir un aperçu : ils ne doivent pas faire de vieux os, ces gars-là). Les photos deviennent nettement plus difficiles à prendre, la nuit tombe et l’action est très rapide. Je vous laisse l’enchaînement des photos pour que vous vous rendiez compte des sauts du cheval.

 

 

50 cm au dessus du sol..

 

 

 

 

 

 

 

Les deux cow-boys viennent encadrer le gars, pour calmer le cheval et le récupérer.

 

 

 

et on passe à un autre…

 

Éjecté très rapidement…

 

L’assemblée est assez intéressante à regarder, je vole, à droite à gauche, quelques photos..

 

 

 

 

On passe alors, à une course de vitesse pour filles … parcours, hyper rapide autour de 3 tonneaux…

 

 

 

 

La soirée est rythmée par les épreuves, la suivante : ils doivent attraper une vachette. Le cheval s’immobilise tandis que le gars saute et va ficeler la vachette. Ce qui m’impressionne le plus : la précision du gars et la docilité du cheval, qui s’immobilise.

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant chaque épreuve, les sponsors sont affichés et relayés par les 4 cavalières qui portent des drapeaux.

 

Et la dernière épreuve arrive : celle du taureau : il faut rester dessus, une main en l’air, le plus longtemps possible .. cela dure en général, 10 secondes et pas plus…

 

 

 

 

 

 

 

et le gars tombe …
Il y a en plus des cow-boys, deux gars qui sont chargés d’attirer le taureau ailleurs, en tout cas éviter qu’il ne piétine celui qui était sur lui…

 

 

allez encore un autre ..

 

 

 

 

 

Et voilà, c’est terminé .. et si vous suivez la vidéo, vous aurez droit au petit discours de la fin : toujours la main sur le coeur .. avec le présentateur qui nous fait monter les larmes aux yeux : on a droit à tout : la justice et la liberté … et l’énoncer des guerres .. Non, nous ne sommes pas à Washington DC mais dans ce fief qui doit être profondément conservateur (voir Tea Party) et où l’état fédéral est certainement honnis, il est toujours fait mention d’un petit couplet pour la nation.. paradoxal, ce sentiment de rejet du pouvoir central, mais aussi ce profond sentiment patriotique, pour des gens qui certainement n’ont jamais quitté leur petit lopin de terre du Kaiinzasss…

 

En tout cas, un grand moment de vie américaine .. mes impressions : j’ai adoré …

Merci de me lire !

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15 Comments

    1. says: Isabelle G

      j’avais oublié qu’il y avait aussi un Salinas en Californie … parce qu’il y en a aussi un au Kansas . oui, c’est une sacré ambiance … cela doit être un peu moins champêtre quand même en cal .. non ?

  1. says: Laulinea

    C’est quand même dingue le contraste entre les grandes villes américaines à la pointe de la modernité, et la campagne profonde de l’Amérique. Ce sont 2 mondes opposés… le 2ème point ne m’attire pas du tout. Peut-être que je changerai d’avis si j’ai l’occasion de m’y rendre 🙂
    En tout cas, ça a l’air d’un chouette spectacle, même si je n’ai pas aimé le sort de la pauvre vachette, les 4 pattes attachées après avoir été étranglé par une corde…
    Bisous !

    1. says: Isabelle G

      écoute, moi avant non plus, cela ne m’attirait pas .. il y a un je ne sais quoi qui fait que cela fascine en fait .. pour les comprendre, il faut plonger un peu dans leur histoire ..

  2. says: Celine

    J’ai eu l’occasion d’en voir un au Texas et même si c’est typique je n’ai pas aimé. Surtout quand j’ai vu le sort réservé aux animaux. Si les taureaux font de telles ruades, c’est quand même parce qu’ils souffrent terriblement. Sans être une Brigitte Bardot, je trouve inhumain de faire souffrir ainsi les animaux.

    1. says: Isabelle de FromSide2Side

      je suis assez d’accord avec toi. C’est aussi pourquoi, j’y suis retournée une fois et ensuite, plus car je n’avais pas vraiment envie de continuer à voir cela

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