Pony Express : le musée de Saint-Jo Missouri

Une page de l’histoire de l’Amérique s’est déroulée ici à Saint Joseph, Missouri. 
Saint Joseph était le terminus du train et en même temps que d’autres petites villes, Westport Missouri, Independance Missouri, elle était le point de départ des fameux trails qui emmenaient tous les immigrants vers les terres promises de l’ouest : l’Oregon, la Californie, mais aussi l’Utah et l’Idaho pour les Mormons qui fuyaient des persécutions. Saint Joseph idéalement située sur le Missouri avait vu sa population croître et le commerce y prospérer. 
Mais les distances étaient énormes à parcourir et la communication très difficile. Dans les années 1850, près d’un demi-million de personnes avaient émigré à l’ouest et ils voulaient recevoir des nouvelles plus rapidement.
4 hommes décidèrent alors de monter un système de distribution rapide de courriers à l’aide de relais de chevaux. Leur but était de joindre Saint-Joseph à Sacramento : le chemin parcouru était de 2000 miles environ et il comportait près de 160 relais où les hommes et chevaux se relayaient. Environ, 400 chevaux étaient répartis le long du chemin. Ils parcouraient au galop près de 15-20 miles entre chaque relai (32 km). Les cavaliers faisaient une partie du chemin. 
Ainsi grace à cela, les lettres pouvaient mettre 9 jours au lieu de plusieurs mois auparavant. 
Et décidément, les américains sont très forts pour les musées car les anciennes étables ont été reconverties ainsi. On nous y raconte tout sur le Pony Express : le parcours, le noms des cavaliers, les paysages parcourus, les dangers …
 Parmi eux, un fut plus particulièrement connu par la suite, il s’agit de Bill Cody ou Buffalo Bill (tristement célèbre pour ses massacres de bisons).
Vous ne revez pas, c’est bien un couple de amish qui sortaient du musée (plutôt des menonites car le monsieur conduisait un pick up).
Il y a même un petit coin enfant, où, j’en connais un qui s’en est donné à coeur joie… déguisé en cow-boy avec ses bottes et son chapeau.

Il fallu plusieurs mois de préparations pour l’installation et le recrutement des chevaux et des hommes. Le 3 avril 1860, ce fut le départ des premiers cavaliers simultanément de Saint-Joseph et Sacramento. Ils étaient porteurs de télégrammes, de lettres (une cinquantaine). Les lettres étaient chargées 5$ par demie once (14g), puis plus tard, 1$ (énorme pour l’époque).
Au début, le trajet était fait une fois par semaine, puis 2 à partir de juillet. Il leur fallait 9 jours pour faire la traversée et un jour de plus pour atteindre San Francisco. De mai jusqu’à la fin juin, le service dut être interrompu, à cause d’une attaque d’indiens. Le passage le plus délicat était dans la Sierra à l’arrivée avant Sacramento durant l’hiver. 
Malheureusement, l’affaire ne fût jamais rentable. Certains contrats leur passèrent sous le nez et à l’avènement du télégraphe le long du parcours, l’affaire périclita. Le 20 novembre 1861, la dernière traversée eu lieu.
En tout, il y avait eu 300 allers et retours. 600 000 miles avaient été parcourus et 33 000 pièces (lettres, télégrammes etc) avaient été transportées.
De plus, la guerre de Sécession (que l’on appelle ici la Guerre Civile commençait à faire rage : le Missouri fut l’un des acteurs majeures de cette horrible guerre).

Et je ne pouvais pas passer inaperçues quelques photos prises il y a 3 ans et demi, lors de notre séjour à Sacramento où nous avions visité le vieux quartier, où se situait le siège de l’arrivée du Pony Express.

Ce jour-là, le temps n’était pas au beau …
Et demain, je vous reparle de Jesse James et de ce fameux musée …

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