Should I go or Should I stay ?

Je reçois de plus en plus d’emails me demandant des renseignements, sur ma vie aux US, ou sur des questions touristiques.. Dur pour moi de répondre à tous : une vie bien remplie et puis un business à monter .. d’ailleurs cela me donne des idées mais bon …
La question était aujourd’hui : should I stay or Should I go ?? et si j’ai le choix entre Boise en Idaho ou la Silicon Valley envoyé par ma boite ….
Alors comment répondre ??? Boise en Idaho, je ne connais pas : tout ce que je sais de l’Idaho, c’est que c’est un état très religieux et très mormon. Après, l’Idaho, c’est très au nord et c’est coincé entre l’Oregon, un état très progressiste et le Wyoming, le pays des cow-boy : bref l’Amérique profonde mais aussi avec la proximité de parcs nationaux magnifiques (Yellowstone et Grand Teton), de montagnes pour faire du ski… la vie ne doit pas y être très chère et comme c’est quand même la capital de l’état, cela ne doit pas être un trou perdu complètement.  Il faut juste savoir que la mentalité américaine n’est pas toujours si évidente dans ces contrés perdues et la présence française n’y est certainement pas très développée, donc je n’y mettrais pas ma main à couper, mais cela m’étonnerait qu’il y aie une école française.
Mais bon, pour une expérience de 2 à 3 ans, pourquoi pas et pour les enfants c’est toujours un plus surtout qu’en 3 ans ils ont le temps de devenir bilingues. De plus, on a beau critiquer les écoles américaines pour leur niveau un peu faible, il y a des choses formidables qui y sont faites, une approche différente du développement : il y a toujours une bonne expérience à prendre et cela apporte beaucoup d’ouvertures d’esprit à nos enfants. C’est vue de la “femme expat” que cela peut ne pas être évident : sans trop généraliser, les américains ne savent pas vraiment établir des relations amicales profondes : ici là où je suis, je l’ai constaté : très dur d’aller au dela du bonjour, comment ça va ?? à croire que le sourire de circonstance à afficher en toute occasion, empêche tout contact plus poussé… je crois qu’il faut du temps en fait … mais les exceptions ça existe ! Mais ce que j’ai compris à travers mes expériences d’expatriation : l’équilibre de la maison passe par celui de la maman … on y arrive, mais il faut parfois savoir affronter une certaine solitude, surtout au début de l’emménagement.

Côté Silicon Valley : of course, you should go : La Silicon Valley, c’est un climat exceptionnel, un environnement encore plus exceptionnel, la possibilité de mettre ses enfants dans une école française (attention, c’est très cher) ou dans une école de très bon niveau : A Cupertino, ou dans les communes alentour : so oui FONCEZ, BUT, il y a un BIG MAIS : il faut avoir un salaire qui suit : tout y est plus chère : les maisons, bien sur : à l’achat, c’est minimum 1 millions de Dollars (et encore à 1 million de dollars, à Cupertino, c’est une maison très moche) et les loyers, un minimum de 3500$ … l’essence la plus chère du pays … donc faut pouvoir assumer, mais si vous y êtes expatriés, les entreprises, généralement s’adaptent au coût de la vie… 
Dans la Silicon Valley, on peut vivre complètement entre français ou choisir d’aller un peu vers les autres et c’est très enrichissant aussi, sauf, que parfois, c’est juste un peu difficile de communiquer avec les chinois … cependant, il y a un tel brassage de population, qu’on arrive toujours à faire son trou., il y a un élan sans équivalent ailleurs et surtout un très fort dynamisme des gens et de la communauté française. J’y ai plein d’amies qui sont entrepreneurs là-bas. 
De plus, donner l’expérience à ses enfants de l’école américaine dans ces contrés, c’est une chance extraordinaire. 
Moi, demain, on me propose d’y retourner, j’y cours sans réfléchir … c’est mon opinion et mon vécu …
Voilà, et à la question : A l’arrivée, comment cela se passe ??? Ben c’est pas évident de toute façon, de déménager des enfants mais au bout de quelques mois, tout le monde s’adapte en général et commence alors la phase d’épanouissement. 
Partir avec des enfants en expatriation c’est leur donner une ouverture extraordinaire.. c’est leur apporter une expérience incomparable. .. et même perdue en plein centre des US, je continue à croire que nous avons fait le bon choix : attention, ce n’est pas facile tous les jours, pour tout le monde et pour tous les âges : le plus facile étant de partir avec des enfants scolarisés en élémentaire, voir au début du collège. Et même si ils ne vont pas dans le système français, vous avez toujours la possibilité de leur donner des cours du CNED pour le français… et l’expérience de l’école américaine est sans commune mesure. 

7 Comments

  • Lorsque tu dis ce n’est pas facile tous les jours pourrais tu préciser (même sans rentrer dans le détail) ? Ma vision de l’expatriation vers les états unis est surtout à mon gout un problème d’argent en France l’état prend en charge la santé l’école… là bas ce n’est pas le cas et un problème de santé ou l’arrivée d’un enfant peut vite devenir un problème si l’on a pas de solides économies ou un très bon salaire.

    • A la vue des blogs divers sur lesquels je vais je pensais que les américains étaient très ouverts et parlaient facilement avec les gens (même si la majorité disent qu’il ne s’agit que de courtoisie et que les amitiés “version française” sont difficile à lier). Le comportement est peut être différent selon les états ? Oui j’imagine que le choc culturel doit être énorme – vu de France nos deux pays sont similaires – je pense que la réalité est tout autre et que même si nous conservons des habitudes françaises il faut s’adapter mais quelle expérience enrichissante après coup…. encore merci de nous faire partager des instants de ta vie via ce blog très bien fait qui nous fait rêver tout en restant réaliste.

    • Je réécris mon commentaire de ci-dessus en corrigeant les fautes … : Il n’y a pas que l’argent car comme partout, il faut s’adapter … s’adapter à tout : quand on arrive quelque part, il faut recréer tous ses points de repère visuels, changer toutes ses habitudes, et surtout voir les choses sans jugement car tout est différent : cela s’appelle le choc culturel.. et cela demande beaucoup d’énergie .. et puis, il y a des endroits où tu es accueilli d’autres pas : quand je suis arrivée à Kansas City, je suis restée 1 mois et demi sans parler à quiconque et ce n’était pas faute d’aller vers les autres … donc pas mal de moments de solitude à surmonter en même temps qu’il fallait remonter le moral des troupes qui souffraient des mêmes problèmes … Je reviendrai vers ton commentaires …

  • Je suis d’accord avec toi, il faut partir avec des enfants en bas âge…Mon ainé de 15 ans a eu beaucoup de difficultés pour s’intégrer et ses deux frères de 6 et 7 ans eux, se sont tout de suite senti chez eux!

  • De bons conseils à ce que je vois ! Si un jour je réunis assez d’argent pour partir aux États-Unis (vivement…) je viendrai sûrement demander conseil ici 🙂

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