Ces vacances inespérées au Colorado

C’était juste inespéré ! A peine mon mari avait-il retrouvé du travail, qu’il a pu négocier une semaine de vacances : nos seules vacances de l’année ! Et quand on habite à Kansas City, et que l’on ne veut pas forcément prendre l’avion, il reste la voiture avec forcément, 10 à 15h de route. C’est tout naturellement que notre regard s’est tourné vers le Colorado. Les pistes nous attendaient encore une fois à Breckenridge. Nous avons trouvé le dernier appartement abordable non loin des pistes, mis les valises, et les skis dans le coffre et sommes partis sur les routes du Kansas. La neige était annoncé tout au long de notre route : ce n’est pas compliqué : la route est « straight forward » tout du long.

9h après, dans les plaines interminables du Kansas, puis du Colorado, nous atteignions Denver. Voir de loin d’un seul coup, les montagnes se détacher à l’horizon est toujours magique. Je ne pense pas qu’on puisse imaginer ce que sont ces Grandes Plaines, si on n’a pas fait un jour le chemin Kansas City-Denver en voiture. C’est juste interminable. J’imagine toujours les migrants qui partaient comme cela sur ces pistes dans leurs carrioles. Ils n’avaient pas grand chose pour lutter contre les intempéries, les indiens et les voleurs.

Bref, pour nous, les montagnes sont la récompenses : la promesse de vacances et de repos. En France, en partant en vacances, on redoute les bouchons, nous, nous redoutons les intempéries et espérons toujours tomber sur des aires d’autoroutes pas trop pourries pour pouvoir nous relaxer tout au long de cette route qui n’en finit pas.

Denver au bout du chemin est toujours une victoire. Nous sommes alors à 1600 m d’altitude : rien n’a laissé penser que nous montions déjà. C’est la ville du mile : 1,6 km correspond à 1 mile !

Une fois arrivé à Denver, après 8 à 9h de route, il fait bon faire une étape. Et cette fois-là, l’étape, n’a pas été de trop : elle nous a permis sans que l’on y prenne garde de nous adapter à l’altitude : mine de rien aller vivre à 3000 m d’altitude pendant une semaine n’est pas forcément facile pour tout le monde : on s’y essouffle vite, à vrai dire.

Et le lendemain, juste après 2h de route, nous voici à Breckenridge, après avoir continué l’autoroute du début, la I70. Après Denver, elle monte rapidement et culmine même à 3100 m d’altitude, pour redescendre vers Frisco, où nous bifurquons pour gagner Breck. Breck, c’est le petit nom de ce village qui était avant un village de mineur. Je vous ai déjà montré l’an dernier ce village de Breckenridge. Cette année, il était beaucoup moins enneigé, mais il était toujours aussi sympa de se balader là. Surtout pour y redécouvrir les trucs insolites.

Arpenter la rue principale, c’est aussi très sympa. Les magasins de tourisme alternent avec les magasins de sport et les magasins fantaisistes (de chaussettes par exemple).

Mais c’est surtout l’architecture qui attire mon attention. On se croirait dans un village du far west. La commune cultive son originalité, mais en fait, c’est le lot de nombreuses petites villes originellement minières du Colorado, de l’Utah, de la Californie etc.. A très bientôt pour vous parler de nos exploits sur les pistes et surtout de la Saint-Patrick à la montagne !

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