Le jour où le sol s’est dérobé sous nos pieds – Chronique d’Amérique

C’était le 23 juin .. Nous étions rentrés de notre voyage dans le Nord-Ouest des Etats-Unis. Mon mari avait ce jour-là, une grosse journée de travail avec son boss anglais qui venait exprès de Londres. Nous avions repris notre travail respectif depuis 3 jours, lui au bureau et moi, à la maison, reposés et enchantés par notre voyage tous les deux. Les enfants étaient en France. Nous ne savions pas que d’un coup, le sol allait se dérober sous nos pieds, ou au choix, que le ciel allait nous tomber sur la tête, bref que notre vie allait basculer.

La journée s’annonçait longue avec un enchainement de réunions pour mon mari et un diner le soir avec ses collègues. Enfin, c’est ce qui aurait dû se passer. Sauf qu’à 8h32, mon téléphone a sonné. C’était mon mari. Je venais de commencer une web cam avec une amie et cet appel m’a intrigué. J’aurais pu ne pas le prendre, mais c’était juste anormal car il était sensé être au coeur d’une importante réunion.

J’ai décroché .. et ces mots résonnent encore dans ma tête : « Isa, je n’ai plus de job ! »

Free Fall – Shutterstock

-Hein, quoi, ce n’est pas possible.. ? Je suis retournée à ma webcam pour dire à mon amie, que c’était grave et que je la rappèlerai.

Mon mari venait de se faire licencier sans préavis, sans aucun signe.. comme cela : il avait 30 minutes pour quitter les lieux de son travail. C’était fini : le boss était venu avec le DRH de là-bas avec comme principale mission de virer mon mari. Une restructuration était annoncée et on licenciait la moitié des effectifs de son département. Sauf que ce jour-là, il a été le seul annoncé sur la liste : ils allaient laisser un peu plus de temps aux autres, histoire de bien gâcher leur 4 Juillet : pour les autres, ils n’avaient pas besoin du boss anglais pour procéder, la DRH locale ferait l’affaire.

Le travail devait cesser immédiatement. Il a pu garder son ordinateur pour la journée, mais a été rapidement débranché du serveur. Parfois, les entreprises font appel à des policiers pour assurer le changement en douceur, là, on peut dire que cela a été plutôt soft… le boss lui a déclaré plusieurs fois, qu’il n’avait rien contre lui …il avait même l’air navré d’avoir à faire cela…

  • On lui faisait un chèque de 6 mois de salaires. Il était officiellement licencié le 30 juin. Et c’était fini…. La loi au Kansas n’oblige pas l’employeur à donner une indemnité, donc il fallait être content de ce qu’on avait.
  • Pas d’indemnités de chômage, si ce n’est 400$/mois pendant 4 mois, généreusement distribués par l’Etat du Kansas, à condition de prouver que l’on cherche du travail.
  • Une perte immédiate de son assurance santé, à moins de souscrire dans les 2 mois à un programme spécial (COBRA) qui permet de garder les mêmes conditions, mais avec à sa charge, la part employé ET employeur (donc un tiers de plus à assumer soi-même : pour une famille de 6, il faut compter 1400$/mois et encore, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus cher).
  • pas d’agence pour l’emploi : c’est le monde de la démerde !

Nous avons annulé son dîner d’anniversaire qui était prévu le lendemain et nous sommes restés figés pendant 3 jours, incapable d’en parler à nos proches, incapables de le dire à notre propre famille, incapable d’en parler à des amis.

J’ai repoussé mon départ en France pour ne pas laisser mon mari tout seul. Il a immédiatement activé son réseau et s’est mis en quête d’opportunités.

Le premier jour, des gens l’ont beaucoup appelé : collègues surpris, en colère. Certains pleuraient au bureau quand il est parti.

Passé le temps de la surprise, il a fallu s’organiser. Chaque dépense devenait un supplice. On a réduit beaucoup de choses, c’est aussi pour cela que nous ne sommes pas partis en vacances à Noël, ni en week-end à Thanks Giving. Le billet pour la France était payé et d’autres choses : c’était comme vivre à sursis à chaque fois.

Nos familles ont fini par être mise au courant. Nos enfants aussi, mais c’est moi qui leur en ai parlé, une fois arrivée en France. Et puis, nous avons mis au courant quelques amis : surtout les amis d’ici et ceux que j’ai vu dans l’été.

Les étapes de l’attente

On a dû faire face à plusieurs étapes :

Au début, on pense que cela ne va pas durer, on fait attention.. mais quand la situation perdure, on commence à couper peu à peu.. l’été est passé avec sa vague de déceptions : des espoirs qui nous ont menés très loin. Un processus qui prend du temps, des recrutements qui s’arrêtent d’un coup. Des entretiens par skype, quelques déplacements payés par nos soins. Il fallait beaucoup prendre sur soi. Des conclusions hâtives : il était soit trop qualifié, soit pas assez.

Il a fallu aussi se sortir de notre mentalité de français : ne pas se mettre en tête que nous pouvions avoir honte : ici, les gens tombent bas et comme il n’y a pas de filet, il n’y a aussi pas de honte à dire ce qui se passe. On a eu beaucoup de mots gentils de la part de nos amis américains. « Never lose hope », nous a dit un ami.

L’automne est arrivé. Il ne fallait pas craquer et le plus dur pour mon mari était le week-end quand l’action s’arrête. Alors, nous avons continué et surtout, nous avons essayé de ne pas rester seul. Ca a permis de recevoir tous les amis d’ici. J’ai même fait une fête pour mon anniversaire, en plein air, dans un parc. J’ai apprécié ce soutient discret et sincère. On ne s’est pas trop laissé abattre. Voir la valeur de son compte en banque diminuer sans aucune rentrée a quelque chose de stressant,  voire d’aliénant : quand il faut payer, l’université de nos deux aînées, payer les imprévus dont on se passerait bien : au mois de janvier, le chauffe eau a lâché et j’ai dû remplacer un pneu, car j’avais crevé. Dur de ne plus faire de projet et de tout suspendre à un instant qui ne vient pas.

Nous avons eu l’espoir de passer Thanks Giving sans pression : tour à tour, nous nous sommes vus partir en Californie, en Idaho, à Boston, à Houston et même à Montréal. Mais TG est passé sans amélioration et Noël est arrivé, toujours sans rien. Entre ces deux moments, les recherches ont piétinées et j’ai aussi cessé de me projeter dans un ailleurs. Nous nous sommes concentrés et avons essayé de faire abstraction pendant les vacances de Noël, où nous accueillions nos deux grandes rentrées de Montréal.. Le mois de janvier est arrivé et a redémarré doucement, trop doucement.

Moi, j’ai commencé un boulot (une mission trouvée par un ami, dans mon domaine, la pharmacie), histoire de pouvoir payer l’assurance santé qui continuait à tomber tous les mois.

Voilà, et si j’écris aujourd’hui, c’est que d’un seul coup, tout s’est éclairci : cela a commencé par une annonce le 27 janvier, une relation, une rencontre, plusieurs entretiens, des tests de mise en situation, de psychologie.. encore un entretien et la réponse… un job local : nous ne déménagerons pas .. nous restons ici dans le Kansas à mon plus grand soulagement. Notre 3ème, Li-Ming pourra terminer sa scolarité ici avec ses copines : c’était pour elle un de mes souhaits.

Et les enfants ?

Avec les enfants, nous avions évoqué plusieurs fois ce que nous ferions quand mon mari aurait retrouvé du travail : ils rêvaient d’aller manger dans un restaurant Mongolien. Quand mon mari a signé son contrat, il est rentré le soir, a couru en haut et a dit aux enfants : « Ce soir, on va au Mongolian ? » Les enfants ont tout de suite compris et étaient trop contents.

Pour eux, cela a été aussi éprouvant. Au début, chaque jour, mon ptit loup revenait de l’école avec une question à la bouche : « Alors Papa, tu as trouvé un job ? « . Il avait fait une très longue liste pour Noël, il en a eu juste une ligne.

Et pourtant, ce n’est qu’une histoire banale aux Etats-Unis

Cette histoire, aux Etats-Unis, n’est pas rare : un boulot ça se perd en 5 mn .. il faut 5 mn pour tout perdre et se retrouver sans pouvoir payer son loyer, son assurance santé et sa nourriture. Les américains vivent à crédit sans trop d’argent de côté.

Nous avons eu de la chance : un chèque, de l’argent de côté (un mari prévoyant), mais surtout beaucoup de soutiens de nos amis ici, et un soutien discret, inquiet et lointain de notre famille. On m’a plusieurs fois demandé pourquoi nous ne rentrions pas en France : comment aurions nous pu faire ?

Comment a-t-on fait face ?

Non, je n’en ai pas parlé sur les réseaux sociaux. Pas envie de partager.. ce qui a été le plus dur parfois, c’était de gérer l’inquiétude des autres, alors je n’allais pas m’étaler sur Facebook ou ici sur mon blog là-dessus. Si j’en parle maintenant, c’est pour témoigner d’une réalité ici, aux Etats-Unis : l’absence de protection sociale !

Pour ceux qui savaient, bizarrement, quand on me demandait comment cela allait, j’étais étonnée de répondre, que j’allais très bien… comme si j’avais fait abstraction de ce qui se passait. J’ai essayé tant bien que mal de soutenir mon mari pour ne pas qu’il craque : il y a eu des moments très durs, beaucoup d’espoirs et beaucoup de désillusions. Lui de son côté, il a fait beaucoup de sport, seul ou avec des amis. Il a passé ses week-end à faire du vélo avec ses potes et il est même devenu pisteurs bénévoles dans une petite station de ski à une heure de chez nous.

Au final, cela a été comme une parenthèse, un moment, où l’on s’est aussi retrouvé en famille pour affronter cette période qui n’avait pas de fin. C’est de ne pas savoir quand ça allait se terminer, qui était le plus dur à gérer. Diminuer son train de vie, n’était pas le plus dur : cela permettait  de revenir à l’essentiel, de prendre du plaisir dans des actions minimes et de se dire, qu’il y avait bien pire autour de nous.

Cependant, je ne vous cache pas que certains moments en dehors de ces désillusions ont été particulièrement difficiles à gérer : le 9 novembre, quand nous nous sommes réveillés abasourdis par les résultats des élections américaines.. un autre pan de mur, se fissurait…

ou quand le 31 décembre, notre petit cochon d’Inde est mort dans de terribles convulsions. C’était idiot de pleurer la mort de cette petite bestiole mais il nous avait accompagnés pendant plus de 4 ans et il avait fallu que cette année 2016 pourrie se termine par cette mini tragédie.

Finalement, c’était peut-être le signe que avec 2017, tout pouvait recommencer et que l’espoir allait revenir. De toute façon, il ne pouvait y avoir qu’une fin heureuse à cette histoire.

Le 15 février, mon mari a reçu une réponse positive suite à une longue série d’entretiens, et il a signé son nouveau contrat de travail le lendemain.

Il lui aura fallu, 7 mois , 24 jours, 5h et 23 minutes pour retrouver du travail.

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50 Comments

    • Coucou Isabelle cyril et moi avons été très émus en lisant cet article et en découvrant cette triste et douloureuse aventure ! Ca ete un grand choc car on ne s’y attendait pas du tout. Nous sommes heureux que Gabriel ait enfin retrouvé du travail. Je t’envoie un mail perso prochainement bisous à vous tous

  • Je suis vraiment désolée de ce qui vous est arrivé. J’en ai eu les larmes aux yeux en lisant ton article…
    Vous êtes une famille formidable et très soudée. C’est beau à voir !
    Je suis ravie que 2017 se présente sous de meilleurs auspices pour vous et que ton mari ai trouvé un travail !
    Profitez bien de ce nouveau départ !!!

  • J’essaye d’écrire un commentaire mais je trouve que mes mots sonnet bien plat au vu de ce qu vous avez vécu. Heureux que tout finisse bien.

  • Je vous admire d’avoir su mobiliser toutes vos ressources afin de remonter la pente, bravo à ton mari pour avoir retrouvé du travail et bravo à toi de l’avoir soutenu dans ces moments difficile.
    Se pose alors la question de savoir quel est le meilleur système: un pays comme les US où la liberté d’entreprendre est encouragée mais sans protection, ou bien un pays comme la France, très interventionniste mais où le chômage persiste malgré les tentatives des différents gouvernements pour y remédier? Franchement je n’ai pas la réponse.
    Heureusement l’entraide a joué pour vous, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde…

    • moi non plus, je n’ai pas de réponse. un mélange des deux seraient bien .. merci pour ton commentaire

  • Quel parcours, c’est vraiment terrible et ça peut causer un choc affreux ! Je suis tellement contente que ton mari ait pu retrouver quelque chose, ce n’est vraiment pas simple ici la recherche d’un emploi. Et c’est vrai que la façon de faire de certain employeurs est vraiment … différente de ce que l’on a l’habitude. Je n’en ai jamais parlé sur le blog, parce que j’avais honte (entre autre), mais je me suis faite virée de mon ancien boulot au musée aussi (en Arizona) pendant mes vacances en France, par e-mail, le 30 décembre, en me disant de venir vider mon bureau dès mon retour de vacances.
    J’étais vraiment choquée, ça a été dur, même si n’étant pas le revenu principal, nous avions encore les sous du Grand qui tombaient, mais mon ego à l’époque en a prit un gros coup (et que nous n’avons, ni enfants, ni remboursement de crédit et que l’assurance santé est sur le boulot du Grand). Je voulais le partager, même si c’est très différent comme situation. Mais c’est là qu’on se rend compte qu’on est sans filet, comme tu dis, le jour où il nous arrive des « accidents de parcours » et que ça peut être vite être une spirale …! En tout cas c’est vraiment génial qu’il ait pu retrouver quelque chose et que 2017 se présente sous de meilleurs augures !

    • oui merci pour ton commentaire : je pense que ce genre de situation est difficile et la tienne tout autant.. c’est vrai qu’il avait un sacré poids aussi

  • C’est vraiment un coup de massue ce qui vous est arrivé… personnellement mon compagnon et moi-même avons perdus notre Job en même temps, je savais pour ma part que mon cdd n’allait pas être renouvelé, mais le sien lui devait être renouvelé on a su la mauvaise nouvelle quelques jours avant la fin de son contrat….ce n’était pas du tout ce qu’on avait prévu on a dû rendre notre logement et vivre chez mes parents…à 26 et 29 ans c’est assez dur à vivre….après 4mois de recherche j’ai trouvé un job mais cela va prendre encore quelques mois avant d’avoir à nouveau notre chez nous….

    • oui pas facile .. heureusement, qu’on peut compter sur les proches parfois.. bon courage et merci pour ton commentaire

  • Je ne veux pas vraiment relativiser parce que je me doute que vous avez dû passer par des moments assez difficiles, pour ne pas dire plus. Je me permettrais juste de souligner que, dans votre malheur, vous aviez deux choses très positives : le fait d’être Américain (et pas sous visa) et d’avoir une bonne santé, ce qui vous permettait de ne pas payer des bonus (copays) monstrueux, etc….

      • J’ai aussi pensé à ça en lisant ton article, Isabelle.
        Nous, encore sous visa, si il nous arrive quelque chose comme ça, on a 90 jours pour quitter le sol américain… ou retrouver un boulot avec visa (ce qui est presque mission impossible)… Même moi je n’aurais pas le droit de travailler si mon mari perd son job… :/

        • oui c’est sur que c’est une situaiton qui n’est pas facile à vivre : c’est arrivé à plusieurs personne que je connais.. c’est traumatisant

  • Quel courage Isabelle, je vous admire. Vous avez une belle famille unie, des enfants qui réussissent et vous avez choisi de rester aux USA, sans en prendre les mauvais travers ( ex vivre à crédit ) . Les dures lois de l’Amérique où du jour au lendemain, la vie professionnelle s’arrête, sans protection sociale .

    Février sera votre nouveau départ, la vie continue….

    En France, nous attendons le mois de mai avec inquiétude, plus de certitude les jeux ne sont pas faits et les politiques à vomir.

  • Que dire! Heureuse que vous profitiez maintenant de moments plus sereins. J’ai connu le choc d’être licenciée ici en quelques minutes et j’ai lancé mon business. Nous sommes à New York et notre fils étudie à Montreal 🙂

  • J’ai été très touchée par votre dernier article, il montre à quel point l’univers professionnel peut être impitoyable aux États-Unis.
    Vous avez retranscrit avec beaucoup de justesse le ressenti de ces mois difficiles dans un pays où la protection sociale est inexistante, mais aussi la détermination et l’unité de toute la famille.
    Je vous souhaite le meilleur pour les années à venir.

  • La peur de perdre mon job et de me retrouver au chomage est une de mes grandes craintes.
    Alors, lire ton temoignage, et par quoi vous êtes passé (car en 7 mois, on doit passer par beaucoup de choses, de doutes, de peurs). Un des grands courage que tu ai eu a été… de raconter l’histoire.
    Maintenant, question en suspends : qu’est ce que vous faites maintenant « au cas ou » ca se reproduise ? Un compte en banque avec $50 000 dessus ? J’imagine que les loyers (ou vous êtes peut etre propriétaire ? ) ne sont pas trop élevés. Ici, en Californie, on ne tiendrais même pas 2 mois le loyer.

    Bon, on va essayer de ne pas penser à tout cela, mais il faut y penser, et c’est vrai qu’un de nos amis est resté 6 mois sans boulot. Maintenant, il a retrouvé un poste à… Denver.

    Mais c’est sur que venir vivre ici comporte une part d’enchantement mais de risque certain, et pas que coté travail : pensons santé, retraite. Il faudrait échanger la dessus (un prochain défi du mois ? Comment on se prépare à un coup dur ?).

    Bravo aussi à ta constance pour continuer à proposer des défis du mois.

    • Merci Pierre Yves : Ok : défi à relever : le 20 avril on parlera : comment se prépare-t-on à un coup dur …
      Pour les loyers, ici, ce n’est peut etre pas trop élevé comparé à la baie (2 fois moins cher on va dire, mais c’est toujours plus chers que en France. )
      Oui, il vaut mieux avoir de l’argent de côté pour ne pas être pris de court.
      Moi Denver, j’y serais bien partie tu vois : c’est au pied des pistes et l’ouest du colorado c’est top

  • Article très émouvant et très prenant. Garder espoir y croire rien lâcher et être entouré. Et comme quoi le rêve américain peut être aussi un cauchemar. Contente pour vous que le soleil brille à nouveau.

  • Comme tout le monde, j’ai été très touchée par la lecture de ton article. Merci d’avoir partagé, votre histoire relativise bien la notion du « rêve américain ». Bravo à toi et à ton mari d’avoir su traverser ces longs mois d’incertitude. La protection sociale très minimale aux US me fait vraiment peur, heureusement que votre histoire se finit bien! J’espère que ton mari s’éclatera dans son nouveau job et que le resto mongolien était bon!

  • C’est cela aussi les US !! d’un côté il y a le rêve américain…et de l’autre tu perds tout en 5 minutes!! bravo pour votre courage face à cette épreuve et pour avoir su gérer cela dans le long terme…. contente de savoir que vous en êtes sortis et que toute la famille est à nouveau dans les starting blocks…..

  • I was very emotional when reading your story. Yes this is the dark side of the American dream. I am so very glad you and your husband came out the other side of this dark tunnel.

    ToddV

  • Quelle histoire dis donc mais c’est vrai qu’ici c’est monnaie courante. Pour nous français c’est un peu dur à accepter. La sécurité de l’emploi c’est pas un concept américain c’est certain. Je suis contente que tout soit revenue dans l’ordre pour vous.

  • Merci Isabelle. Des mots forts et pudiques.
    Même avec une dizaine d’années aux Etats-Unis, être licensié (comme dans un film américain, euh… mince alors, c’est pas les films qui exagèrent..) sans préavis, je crois que nous Européens, on ne s’y habituera pas vraiment. 6 mois cela semble si long, et tu l’as bien décrit. Après je me demande comment les Américains le vivent. Souriant et positif en façade mais terrifié à l’intérieur ?
    Bon vent en 2017.

    • En fait, j’ai réalisé depuis quelque temps que tout ce qu’on voit dans les films américains qui nous paraissait tellement bizarre a une part de vérité. On l’oublie trop souvent. 6 mois, je n’y ai pas pensé, c’est bizarement au 7eme mois que nous avons commencé à paniquer.. enfin surtout mon mari.

  • Heureux pour toi que ce mauvais moment soit terminé. Pas de regrets de rester américaine, donc?
    As tu eu des dégats lors de la dernière tornade? mes amis à Independence ont eu quelques désagréments mais plus loin vers Oak Grove MO, j’ai vu qu’il y avait de gros dégats. Peut-être nous rencontrerons nous de nouveau cet automne si tu et je avons du temps!!!
    Amicalement
    Dominique

    • Merci beaucoup pour ton petit mot. Non, le plus gros de la tempête est passé au nord (Claix, Platte et Jackson county là où tes amis habitent) et aussi plus au sud (170ème rue). De notre côté, nous avons eu de la grêle des grêlons de la taille d’une cerise. Mais à quelques miles de chez nous à De Soto, il y a eu des grêlons de la taille d’une balle de tennis. J’imagine même pas les dégâts.

  • bonjour,
    quelle violence de se faire licencier en 5 minutes sans avoir eu le moindre signe d’alerte ! L’attente de 7 mois a dû être difficile pour la famille, je suis ravie pour vous qu’elle soit enfin terminée.
    Merci pour vos témoignages toujours justes qui nous font découvrir une autre Amérique…

    • merci Ella .. j’aimerais plus témoigner, surtout en ce moment, où tout semble bousculé par la situation politique. Il faut juste que je trouve le temps maintenant

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